Le juge des référés a tranché : le chalutage à quatre panneaux ne pourra plus être pratiqué dans la bande côtière du Finistère. Cette décision, rendue en faveur des Ligneurs de la pointe de Bretagne et de Pêche Avenir Cap-Sizun, suspend l'arrêté préfectoral qui autorisait cette méthode controversée.
Un arrêt qui protège les écosystèmes côtiers
Cette pratique, souvent critiquée pour son impact sur les fonds marins et les espèces juvéniles, était particulièrement utilisée dans des zones sensibles comme celles de Douarnenez ou Camaret-sur-Mer. Les pêcheurs artisanaux dénonçaient une concurrence déloyale et une dégradation des ressources halieutiques.
Le tribunal administratif a estimé que l'arrêté préfectoral ne respectait pas suffisamment les règles de protection des écosystèmes marins. Cette décision s'inscrit dans un contexte plus large de tensions entre pêche industrielle et pêche artisanale, notamment dans les eaux bretonnes.
Les réactions des acteurs locaux
Du côté des associations de défense des pêcheurs à la ligne, cette décision est saluée comme une victoire pour la préservation des métiers traditionnels. « C'est une reconnaissance de notre combat pour une pêche durable », déclare un représentant des Ligneurs de la pointe de Bretagne.
En revanche, certains professionnels du chalutage à quatre panneaux expriment leur déception, arguant que cette méthode permet de pêcher des espèces comme le merlu ou le lieu jaune sans cibler les juvéniles. Ils craignent désormais des conséquences économiques pour les ports comme Brest ou Lorient.
Quelles suites pour cette affaire ?
Le tribunal administratif a ordonné la suspension de l'arrêté, mais une décision sur le fond reste à venir. D'ici là, les pêcheurs devront se conformer aux règles en vigueur, notamment dans les zones protégées comme la Bretagne ou le Finistère. Cette affaire pourrait également relancer le débat sur la gestion des ressources halieutiques en France.
Affaire à suivre, donc, dans un contexte où la pression sur les océans ne cesse de croître, et où les enjeux environnementaux et économiques s'entremêlent de plus en plus.