Les professionnels de la pêche des Hauts-de-France sont sous le choc après l'annonce d'une réduction drastique des quotas de maquereaux pour 2026. Cette décision, prise lors des négociations européennes à Bruxelles le 13 décembre 2025, suscite l'inquiétude dans les ports de Boulogne-sur-Mer et Dunkerque, où le maquereau représente une part importante des prises.

Une décision controversée

Après deux jours de discussions, l'Union européenne a validé les nouveaux plafonds de pêche, provoquant la colère des syndicats professionnels. "C'est une décision dramatique pour notre secteur", déclare un représentant du Comité régional des pêches. Les quotas, fixés pour préserver les stocks, pourraient mettre en péril l'économie de plusieurs ports français.

Les pêcheurs craignent des répercussions directes sur leur activité, notamment dans les régions côtières où le maquereaux est une espèce clé. Les professionnels soulignent que cette baisse intervient alors que les stocks montrent des signes de reprise dans certaines zones.

Quelles conséquences pour les pêcheurs ?

Dans les Hauts-de-France, les armements familiaux et les petits chalutiers sont particulièrement vulnérables. À Calais, certains pêcheurs évoquent la possibilité de reconversion ou de réduction d'activité. "On ne peut pas absorber une telle baisse sans conséquences", explique un marin.

Les syndicats demandent une réévaluation des données scientifiques utilisées pour justifier cette décision. Ils pointent du doigt une approche trop rigide de la part des instances européennes, qui ne tiendrait pas assez compte des réalités locales.

Vers une mobilisation nationale ?

Cette annonce pourrait relancer les tensions entre les professionnels et les autorités. Des manifestations sont déjà envisagées dans les ports concernés. Les pêcheurs appellent à une meilleure concertation pour éviter des mesures qu'ils jugent disproportionnées.

Reste à savoir si cette décision sera suivie d'effets concrets sur les stocks ou si elle provoquera, au contraire, une crise sociale dans un secteur déjà fragilisé.