La mise en place d'un mois sans pêche dans le golfe de Gascogne a permis de réduire drastiquement les captures accidentelles de dauphins en 2025, avec une diminution de 60 % par rapport aux années précédentes. Cette mesure, appliquée principalement en Nouvelle-Aquitaine, suscite à la fois des espoirs pour la préservation des cétacés et des inquiétudes parmi les professionnels de la pêche.
Un bilan positif pour la biodiversité
Depuis janvier 2025, les captures accidentelles de dauphins ont chuté de manière significative grâce à la fermeture hivernale des zones de pêche. Les chiffres, publiés par les autorités maritimes, montrent une réduction de 60 % des mortalités liées aux filets de pêche. Cette amélioration est particulièrement notable dans les eaux proches de La Rochelle et Arcachon, où les populations de dauphins communs étaient particulièrement menacées.
Les scientifiques soulignent que cette mesure, bien que temporaire, pourrait avoir des effets durables sur la survie des cétacés. "Le mois sans pêche a permis aux dauphins de se reproduire et de se nourrir sans risque, ce qui est crucial pour la reconstitution des populations", explique un biologiste maritime basé en Nouvelle-Aquitaine.
Des pêcheurs inquiets pour leur avenir
Si les résultats écologiques sont encourageants, les pêcheurs locaux expriment des craintes quant à l'avenir de leur activité. La fermeture hivernale, bien que limitée dans le temps, a un impact économique non négligeable sur les ports comme Biarritz ou Saint-Jean-de-Luz, où les revenus dépendent en grande partie des campagnes de pêche hivernales.
"Nous comprenons l'importance de protéger les dauphins, mais nous avons besoin de solutions qui ne mettent pas en péril nos moyens de subsistance", déclare un représentant des pêcheurs de Nouvelle-Aquitaine. Les discussions sont en cours pour trouver un équilibre entre préservation marine et activité économique, avec des propositions comme l'adaptation des techniques de pêche ou la création de zones protégées.
Vers une pêche plus durable ?
Cette expérience pourrait ouvrir la voie à des mesures similaires dans d'autres régions côtières, notamment en Bretagne et en Pays de la Loire, où les captures accidentelles de dauphins restent un problème récurrent. Les autorités maritimes envisagent d'étendre le dispositif à d'autres périodes de l'année, en fonction des résultats obtenus en 2025.
En attendant, les acteurs locaux appellent à un dialogue constructif entre écologistes, scientifiques et professionnels de la pêche pour trouver des solutions durables. "Il est essentiel de travailler ensemble pour concilier protection de l'environnement et survie des métiers de la mer", conclut un représentant des pêcheurs de Nouvelle-Aquitaine.