La Commission européenne a dévoilé ses propositions pour les totaux admissibles des captures (TAC) en 2026, concernant les stocks de poissons gérés par l'UE dans les eaux de l'Atlantique et du Skagerrak-Kattegat. Cette annonce, publiée le 29 octobre 2025, vise à concilier la préservation des ressources halieutiques et les intérêts des pêcheurs, notamment dans des régions comme la Bretagne, la Normandie ou encore la Nouvelle-Aquitaine.

Des mesures pour une pêche durable

Les propositions de la Commission s'appuient sur les dernières évaluations scientifiques des stocks de poissons. Elles concernent 15 espèces, dont certaines sont cruciales pour les ports comme Brest ou La Rochelle. L'objectif est d'éviter la surpêche tout en permettant aux professionnels de maintenir leur activité.

Parmi les espèces concernées figurent des poissons emblématiques comme le cabillaud, le merlu ou encore le hareng, dont les quotas pourraient être ajustés en fonction de l'état des stocks. Ces décisions impactent directement les pêcheurs de Dunkerque ou Arcachon, où ces espèces sont souvent capturées.

Un équilibre entre écologie et économie

La Commission européenne souligne que ces propositions s'inscrivent dans une démarche de gestion durable des ressources marines. Elles tiennent compte des recommandations du Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) et des engagements pris dans le cadre de la politique commune de la pêche (PCP).

Pour les pêcheurs, ces mesures représentent un défi, car elles peuvent limiter les captures. Cependant, elles sont aussi une opportunité pour assurer la pérennité des stocks et, par conséquent, des emplois dans des villes comme Saint-Malo ou Le Havre. Les autorités locales et les organisations professionnelles seront consultées avant l'adoption définitive des quotas.

Prochaines étapes

Les propositions de la Commission seront examinées par le Conseil des ministres de la Pêche de l'UE, avant d'être soumises au Parlement européen. Les discussions devraient s'intensifier d'ici la fin de l'année 2025, avec l'objectif d'adopter les TAC définitifs pour 2026. Les pêcheurs et les associations environnementales suivront de près ces débats, car ils détermineront les règles du jeu pour les années à venir.

En attendant, les professionnels du secteur continuent de s'adapter, en diversifiant leurs activités ou en investissant dans des techniques de pêche plus durables. Les ports de Lorient ou Biarritz illustrent cette dynamique, où innovation et respect de l'environnement deviennent des priorités.