Dans une décision controversée, l'ancien président américain Donald Trump a annoncé la réouverture de la pêche commerciale dans le monument national marin de Northeast Canyons and Seamounts, une zone protégée de 13 000 km² au large de la côte atlantique. Cette décision, prise en 2020 mais toujours d'actualité, suscite l'indignation des défenseurs de l'environnement, qui craignent un impact irréversible sur cet écosystème unique.
Une zone riche en biodiversité menacée
Située à environ 130 kilomètres au sud-est de Brest, cette aire marine abrite des espèces rares comme les coraux profonds, les baleines et les tortues luth. Sa protection avait été instaurée en 2016 sous l'administration Obama pour préserver ce sanctuaire naturel. La réouverture autorise désormais la pêche à la crevette, au homard et au thon rouge, des activités jugées destructrices pour les fonds marins.
Réactions en France : des pêcheurs et écologistes divisés
En Bretagne, berceau de la pêche française, les avis sont partagés. Certains armateurs saluent cette décision, espérant une augmentation des quotas, tandis que les associations écologistes tirent la sonnette d'alarme. Greenpeace dénonce une "régression écologique" et rappelle que les zones protégées sont essentielles pour la résilience des océans face au changement climatique.
Du côté des Pays de la Loire, où des ports comme Saint-Nazaire et La Rochelle dépendent de la pêche durable, les professionnels s'inquiètent des conséquences sur les stocks halieutiques. La Commission européenne, elle, surveille de près cette décision, qui pourrait influencer les politiques de protection marine en Europe.
Quel avenir pour les aires marines protégées ?
Cette mesure s'inscrit dans une tendance mondiale de recul des protections marines, alors que les océans couvrent 70 % de la planète et jouent un rôle clé dans la régulation du climat. En France, le gouvernement a récemment renforcé les zones protégées autour de Belle-Île et en Nouvelle-Aquitaine, mais les experts soulignent l'urgence d'une coopération internationale pour éviter la surexploitation des ressources.
Reste à savoir si cette décision sera maintenue par l'administration Biden, ou si les États-Unis reviendront sur leur engagement en faveur de la préservation des écosystèmes marins.