La pêche du thon listao en France va connaître un tournant en 2026, avec des quotas réduits pour les navires français. Cette décision, prise dans le cadre des négociations européennes, suscite des critiques, notamment de la part de l'organisation Orthongel, qui dénonce un partage inéquitable au profit de l'Espagne.
Cette mesure impacte directement les ports français, notamment ceux de Brest, Lorient et Saint-Nazaire, où les pêcheurs dépendent fortement de cette ressource halieutique.
Un déséquilibre au sein de l'Union européenne
Les quotas de pêche sont fixés chaque année par l'Union européenne pour assurer une gestion durable des stocks de poissons. Cependant, cette année, la répartition des droits de pêche du thon listao a été jugée désavantageuse pour la France. Selon Orthongel, les quotas attribués à l'Espagne sont disproportionnés par rapport à ceux accordés aux navires français, malgré des efforts similaires en matière de gestion durable.
Cette situation soulève des questions sur la transparence des négociations et la prise en compte des spécificités locales. Les pêcheurs français craignent une perte de compétitivité face à leurs homologues espagnols, déjà mieux dotés en termes de quotas.
Des conséquences économiques pour les ports français
Les ports bretons et normands, comme Dinard ou Dieppe, sont particulièrement concernés par cette réduction des quotas. La pêche du thon listao représente une part importante de leur activité économique, et une baisse des captures pourrait avoir des répercussions sur l'emploi et les revenus des pêcheurs.
Les autorités locales et les représentants du secteur appellent à une révision des quotas pour rétablir un équilibre plus juste. Ils soulignent l'importance de la pêche durable et la nécessité de préserver les ressources pour les générations futures, tout en garantissant des conditions de travail équitables pour les pêcheurs français.
Reste à savoir si l'Union européenne prendra en compte ces revendications avant la mise en œuvre des nouveaux quotas en 2026. En attendant, les pêcheurs français se préparent à une année de défis économiques et environnementaux.