Alors que la tempête Goretti a balayé les côtes françaises, des images spectaculaires circulent sur les réseaux sociaux. Mais attention : certaines de ces vidéos ne correspondent pas à la réalité des dégâts causés par le phénomène météorologique. Des séquences anciennes, voire des montages générés par l'IA, sont partagées en masse, semant la confusion parmi les internautes.

Des images trompeuses qui circulent

Des scènes impressionnantes ont été partagées en ligne : maisons retournées, toits arrachés, vagues déferlantes... Pourtant, nombre de ces vidéos n'ont aucun lien avec la tempête Goretti. Certaines datent d'événements passés, comme la tempête Bretagne en 2014, ou proviennent d'autres régions du monde. D'autres encore sont des créations numériques, générées par des outils d'intelligence artificielle.

Parmi les villes concernées par les fausses informations, on retrouve des ports bretons comme Brest ou Saint-Malo, où des images de dégâts supposés ont été partagées sans vérification. En Normandie, des vidéos attribuées à Ouistreham ou Granville ont également été démenties par les autorités locales.

Comment vérifier l'authenticité des images ?

Face à cette désinformation, il est crucial de vérifier la source des vidéos avant de les partager. Plusieurs outils en ligne permettent de retracer l'origine d'une image ou d'une vidéo. Les comptes officiels des préfectures et des services météorologiques, comme Météo-France, publient régulièrement des mises à jour sur les dégâts réels causés par les tempêtes.

Les réseaux sociaux, bien que pratiques, ne sont pas toujours fiables pour obtenir des informations précises. Il est préférable de se tourner vers des sources officielles ou des médias locaux, qui disposent de journalistes sur le terrain. Par exemple, les sites d'information des départements côtiers, comme ceux de la Bretagne ou de la Normandie, publient des comptes-rendus détaillés des impacts des tempêtes.

Les conséquences de la désinformation

La propagation de fausses informations peut avoir des conséquences graves. Elle peut semer la panique parmi les habitants, perturber les secours ou encore discréditer les véritables alertes. Les autorités appellent donc à la vigilance et à la prudence avant de partager des contenus en ligne.

En cas de doute, il est toujours préférable de consulter les bulletins officiels ou de contacter les services de secours locaux. Les préfectures et les mairies des villes côtières, comme La Rochelle ou Arcachon, publient régulièrement des communiqués pour informer la population des risques et des mesures à prendre.

La tempête Goretti rappelle l'importance de rester informé de manière responsable. En évitant de partager des contenus non vérifiés, chacun peut contribuer à limiter la désinformation et à mieux protéger les côtes françaises.