Alors que la course vers le Trophée Jules Verne bat son plein, l'équipage du Sodebo Ultim 3, mené par le skipper Thomas Coville, s'apprête à franchir la ligne d'arrivée près de Ouessant, dans la nuit de samedi à dimanche. Après un parcours épique marqué par des conditions météo extrêmes, les marins du trimaran ultra-rapide pourraient battre le temps de référence établi par Francis Joyon en 2017.
Une arrivée sous haute tension
La dernière étape de cette course autour du monde sans escale ni assistance est particulièrement délicate. La tempête Ingrid, qui sévit dans l'Atlantique Nord, complique la navigation des concurrents. Les vents violents et les vagues imposantes obligent les équipages à redoubler de vigilance pour éviter les avaries. Malgré ces défis, le Sodebo Ultim 3 reste en avance sur le record, suscitant l'enthousiasme des passionnés de voile en Bretagne et au-delà.
Un défi technique et humain
Le Trophée Jules Verne, qui consiste à boucler le tour du monde en équipage en moins de 40 jours, représente l'un des plus grands défis de la voile offshore. Les marins doivent composer avec des conditions météorologiques imprévisibles, des courants puissants et des zones de calme plat. Le Sodebo Ultim 3, conçu pour ces performances extrêmes, a déjà prouvé sa fiabilité lors de précédentes campagnes.
Thomas Coville, déjà détenteur du record en solitaire du tour du monde en 2016-2017, est déterminé à inscrire son nom au palmarès de cette épreuve mythique. Son expérience et celle de son équipage pourraient faire la différence dans ces dernières heures de course.
Une arrivée attendue en Bretagne
L'arrivée à Ouessant, point de passage emblématique des courses au large, promet d'être un moment fort pour les amateurs de voile. Les ports bretons comme Brest et Lorient, berceaux de la course au large, suivent avec attention cette ultime étape. La région, réputée pour son savoir-faire maritime, est un lieu de prédilection pour les passionnés de navigation.
Si le Sodebo Ultim 3 parvient à maintenir son avance, il pourrait écrire une nouvelle page de l'histoire de la voile, sous les yeux des marins et des spectateurs massés sur les côtes bretonnes. Reste à savoir si la tempête Ingrid laissera les équipages franchir la ligne dans des conditions optimales.