L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a franchi une étape majeure avec l’entrée en vigueur d’un accord visant à limiter les subventions à la pêche, un fléau pour les écosystèmes marins. Ce texte, salué par les défenseurs de l’environnement, pourrait avoir un impact significatif sur les ports français, notamment ceux de Brest, Saint-Malo ou encore La Rochelle, où la pêche artisanale et industrielle coexistent.
Un accord ambitieux, mais des limites persistantes
L’accord, négocié pendant plus de deux décennies, interdit les subventions aux activités de pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN). Il vise aussi à réduire les aides aux flottes surpêchant les stocks de poissons déjà fragilisés. Cependant, des exceptions subsistent, notamment pour les pays en développement, ce qui laisse planer des doutes sur son efficacité réelle.
En Bretagne, région où la pêche joue un rôle économique et culturel majeur, les professionnels du secteur surveillent de près les conséquences de cet accord. Les ports comme Lorient ou Concarneau pourraient voir leurs pratiques évoluer, notamment en matière de subventions publiques.
Quels impacts pour les pêcheurs français ?
En France, où la pêche représente un enjeu à la fois économique et environnemental, l’accord pourrait renforcer les contrôles sur les subventions accordées aux armements. Les pêcheurs artisanaux, souvent moins dépendants des aides publiques, pourraient tirer leur épingle du jeu, tandis que les flottes industrielles devront s’adapter.
Dans les Hauts-de-France, où Boulogne-sur-Mer est l’un des premiers ports de pêche français, les autorités locales appellent à une mise en œuvre rigoureuse de l’accord pour éviter les distorsions de concurrence.
Un pas vers une pêche plus durable ?
Si l’accord marque une avancée symbolique, son succès dépendra de sa mise en œuvre concrète. Les ONG environnementales insistent sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle, notamment dans les eaux internationales où la pêche illégale est la plus difficile à éradiquer.
En attendant, les pêcheurs français, qu’ils soient en Normandie, en Nouvelle-Aquitaine ou ailleurs, devront s’adapter à ce nouveau cadre, dans l’espoir d’une pêche plus durable et équitable.